lundi 30 septembre 2013

Ceux qui m'aiment ne prendront pas le train




Hier je suis allée au salon du multimédia. Oui enfin j'ai pris le train quoi.
C'est pareil.

Entre l'aïe-phone, l'aïe-pad, l'aïe-pod j'ai été servie.
La dame dans le micro a dit que ce serait bien si les GU (gentils usagers) pouvaient éviter les nuisances sonores et utiliser les plates-formes pour parler dans l'aïe-phone. Juste à ce moment-là, un téléphone réglé sur volume 3500 watts s'est mis à sonner et sa propriétaire, une méchante usagère,a répondu (sans changer de place)(en plus elle a gêné tout le monde en laissant sa valise de 2 tonnes au milieu du couloir. Je ne peux pas la mettre en haut, ma valise est trop lourde. Bon sang mais c'est toi qui es trop lourde!) 

Et puis d'autres aussi ont répondu, ont appelé, ont raconté leur vie:
Ma tante est hospitalisée en neurologie. Non c'est bon ma mère va venir me chercher. Non non je t'assure ce n'est pas la peine que tu m'emmènes. J'entends que tu pleures, ne t'inquiète pas je serai rentré dans un quart d'heure. Oui termine tes devoirs et on verra quand je rentre. C'est bon je suis dans le train. Oui ça y est il est parti.
Je me serais crue dans une émission de télé-réalité, tu sais ces émissions où les gens racontent leur laïfe que tu t'en tamponnes le coquillard. 
Non mais je te jure, les gens n'ont aucune pudeur d'ébruiter éhontément -c'est la première fois que je l'utilise celui-là- leur vie privée à tout le monde. J'en ai marre d'être éclaboussée par la vie personnelle des autres.
Alors j'ai fait exprès de pas sortir le mien d'aïe-phone, pour faire ma mystérieuse. Oui bon bah ça va, il se peut que j'aie peut-être à un moment regardé l'heure sur l'écran (il était 19h46 si tu veux savoir).

Ah oui sinon y'a eu un truc marrant. Enfin ça n'a fait rire que moi et pas elle.
Moi j'étais allée aux toilettes et en voulant me mouiller les mains avant de les savonner, j'ai pu constater que les microbes seraient de la partie jusqu'à l'arrivée vu qu'il n'y avait pas d'eau. Mais elle apparemment, on ne lui a pas appris et la vie non plus, que tu dois vérifier s'il y a bien de l'eau AVANT de te verser cinq litres de savon liquide sur les mains. C'était drôle. Elle a traversé le wagon pour aller aux WC de l'autre wagon. Puis elle est repassée dans l'autre sens, parce qu'au bout du wagon, eh bah y'avait pas de WC. C'est ballot.

Et puis sinon j'ai regretté la mort de Super Nanny. Parce qu'il y avait un mioche Super Chiant. Qui m'a Super Empêchée de dormir.









jeudi 19 septembre 2013

Le jour où je me suis fait décolorer les cheveux

Le coup des cactus tu vas comprendre après

Je suis devenue une vraie fausse-blondasse quoi.

Attends mais tu sais pas que je me suis toujours pas remise de ma cuite, oui enfin j'aime pas trop utiliser ce mot, ça fait un peu pochtronne non? Sors de ce corps Sue Ellen!
Bref, là n'est pas le sujet, mais ça fait longtemps que je ne t'ai pas donné de nouvelles; je répare l'erreur et te donne du croustillant sur-le-champ.

Il y a de ça deux mois semaines -non je dis mois car vu la longueur des racines on dirait que ça fait deux mois-, il m'est venu l'idée farfelue (j'adore ce mot) de devenir blonde, mais blonde vraiment claire, tu vois le tableau?

Je suis tombée dans un salon de cagoles on peut le dire, de gentilles coiffeuses, mais des coiffeuses cagoles. Attention je ne critique pas puisque j'envisage d'y retourner. Même si j'ai remarqué certains détails que j'ai tôt fait de généraliser. Je sais pas si c'est moi qui ai un problème ou si dans tous les salons c'est pareil.

Déjà, j'étais passée la semaine précédente pour expliquer ce que je voulais. On s'était mise d'accord avec la patronne. Le jour J, elle me demande de confirmer ce que je veux, jusque là ça va, sauf qu'en partant préparer sa mixture, elle me lance un "ça va faire blanc, ce sera joli". Et là j'ai eu envie de :
1- Partir
2- Pleurer

Je suis restée et j'ai pas pleuré. Mais j'avais les chocottes mon pote!

Donc elle me tartine le crâne de son mélange, me prévient que ça va picoter.
PICOTER?? J'avais envie de me brosser avec un cactus tellement ça me grattait, et puis c'est pas tout, ça chauffe bien le cuir chevelu aussi, ça on m'avait pas dit!
Et avec ça j'ai l'impression d'être un plat cuisiné à cause du minuteur.
Driiiiiiiiiiiing. "Oh ça a pas encore bien pris, on va laisser encore un peu, dix minutes"
Driiiiiiiiiiiing. "Allez encore cinq minutes et ce sera bon".
Putain j'ai envie d'aller sur lastminute et me prendre direct un billet pour le Mexique. Je dois avoir des croûtes. Les poux ça doit être une partie de rigolage à côté de mes démangeaisons.

Une fois que je suis cuite (on peut parler d'autre chose que de la cuite SVP??), on me rince. Et puis ensuite, au bac, une apprentie me lave les cheveux. Je crois qu'ils embauchent pour ça des gens qui ont la sclérose en plaques ou un truc du genre, en tous cas des gens qui de toute évidence ont perdu la sensation de chaud-froid.
" - Ca va la température de l'eau? (j'aime l'eau chaude mais mon crâne doit fumer et peut-être même commencer à fondre)
  - Euh, c'est un chouïa chaud."
Elle baisse la température.
Elle pose un masque, hop le temps d'agir, et la voilà repartie à me rincer.
" - Ca va la température de l'eau? (des stalactites sont en cours de formation sur les pointes et j'aperçois un pingouin au loin)
  - Euh, c'est un chouïa froid"."
Elle augmente la température.
Enfin, le coup du thermostat, ça me dépasse.

Après je sais pas ce qui m'a pris non plus, à la question "on fait un brushing??", j'ai répondu oui.
N'importe quoi. J'avais envie de lui mettre un pain à chaque fois que sa brosse me touchait le crâne.
Oui parce que sache-le si l'envie te titille, une décoloration, ça fait mal. Surtout quand à la base on est châtain clair (et non pas brune comme je le croyais).

Et puis une fois que tout a été terminé, j'ai encore bien rigolé en me voyant dans le miroir.

Sinon j'ai eu le crâne anesthésié toute la soirée et toute la nuit. Tu sais, comme quand t'as des fourmis.
La nature est mal faite parfois; j'aurais dû être blonde.