dimanche 26 avril 2026

Le jour où je suis encore tombée amoureuse

 J'avais laissé le blog en veille depuis 2017.

Mon couple allait plutôt bien. 

Et puis l'envie de changer. La routine qu'on a envie de casser.

Je l'ai fréquenté quelques jours avant de me rendre à l'évidence : c'était lui le bon. J'avais un peu peur, l'impression de ne rien savoir, pourtant de l'expérience j'en avais depuis toutes ces années. J'en avais connu d'autres j'étais pas un lapin de 6 semaines hein, y'en avait sous le capot. Pas des dizaines non plus, mais quand même, certains ont duré quelques années. 

Lui a su me séduire rapidement, même avec ses imperfections, il m'a captivée. Il était plein de surprises, il était dynamique. Cela fait 5 ans maintenant. Et je l'aime toujours autant. Quand je me dirige vers lui, l'adrénaline monte automatiquement, j'ai le sourire aux lèvres et de la joie dans les yeux.

C'était lui dont j'avais besoin et pourtant je n'avais jamais osé l'approcher, par crainte de ne pas être à la hauteur.

Depuis 5 ans je travaille dans un service d'urgences.





samedi 25 avril 2026

Le jour où j’ai été jetlaguée

(Cet article je l'ai écrit en juillet 2018, il était resté brouillon. Je le retrouve aujourd'hui tout comme je retrouve le blog et l'envie d'écrire).

Ou la dictature des personnels navigants commerciaux. 
Ce jour c’est maintenant en fait.
J’ai fait un aller-retour France-Nouvelle-Calédonie pour la cinquième fois, et ce retour est dur, principalement parce que je reprends le boulot assez rapidement.
On dit qu’il faut manger aux horaires du pays d’arrivée, je veux bien mais dans l’avion ils n’ont pas l’air de s’encombrer avec ce genre de détails. Tu manges quand ils te nourrissent et c’est tout.
Tu manges toutes les 3h, et puis il n’y a rien de cohérent. Déjà ce n’est pas bon. Tu as faim, et dès que tu sens l’odeur des plateaux arriver, bizarrement ton ventre arrête de gargouiller.
Et puis as-tu remarqué comme alors que c’est le calme plat dans le ciel, il y a toujours, je dis bien toujours messieurs dames des turbulences au moment du repas.
Tu dois dormir lorsqu’ils le décident (extinction des lumières alors que t’es en train de chercher tes écouteurs parce que ceux qu’ils t’ont filés ont un mauvais contact, tu es obligé de mettre le son à fond pour entendre quelques chose et résultat tu perds 40 décibels sur l’oreille gauche car si les dialogues sont inaudibles, la musique elle, l’on l’entend bien).
Et tu dois te réveiller quand ils veulent. Comme une andouille tu t’es dit que tu n’avais pas besoin du masque de nuit vu qu'il fait nuit noire dans l’appareil, sauf que d’un coup sans prévenir, ce n’est pas le clairon qui te réveille mais le néon en plein dans tes yeux secs et rouges (vive la climatisation!)
Comme la clim est à fond, non seulement tu te les gèles (le plaid fait environ 2 millimètres d’épaisseur et si tu arrives à le mettre sur le recto de ton corps, ben désolée mais tes mollets sont givrés) mais en plus tu as un rhume sec. Si si, tu ressens le besoin de renifler mais ce ne sont que des croûtes à l’intérieur de ton appendice nasal. La classe.
Quand enfin tu arrives à dormir, l’hôtesse vient vérifier que tu as bien fait attaché ta ceinture, alors ton plaid bien mis autour de toi, bah... tu peux t’asseoir dessus.