mercredi 19 août 2015

Comme à chaque fois

Comme à chaque fois,
Elle parle et utilise les mots justes,
Elle n'en fait pas trop,
Elle dit les choses et peu importe le reste,
Elle est lumineuse lorsqu'elle parle de lui,
Elle a des étoiles dans les yeux à l'évocation de la sienne,
Elle est forte et sensible à la fois.
Comme à chaque fois,
Je me retiens de pleurer devant elle,
J'attends d'être partie,
Parce qu'elle est vraie,
Parce qu'elle est plus jeune que moi mais que le drame de sa vie l'a rendue plus sage,
Parce qu'elle est sereine vis-à-vis de lui et d'eux,
Parce que j'ai de la chance de connaître quelqu'un comme elle.
Comme à chaque fois,
Elle est touchante,
Elle est émouvante,
Elle a compris.
La vie est un sac rempli de petits diamants,
Et comme à chaque fois que je la vois,
C'est comme si je sortais un petit diamant de son sac.
Merci d'être,
A.

mardi 18 août 2015

Lettre à une connasse

Oui toi sur le parking de Carrefour!
Toi qui rentres tes courses par la porte avant parce que ton coffre ne s'ouvre plus.
Toi qui gueules après ta mère qui avait poussé son caddie pour me laisser me garer.
Toi qui as une petite fille sur le caddie, après qui tu dois gueuler de la même manière.
Toi qui gueules après moi parce que ton coffre ne s'ouvre plus et que tu es obligée de rentrer tes courses par une portière et que donc j'ai qu'à me garer ailleurs.
Toi la connasse, c'est de ma faute si tu as une voiture pourrie?
Tu ne peux pas me parler sur un ton gentil au lieu de m'agresser et de te transformer en sorcière?
La prochaine fois je te préviens, je sors le 12.
Vu que t'es particulièrement conne, 12 n'est pas une date ni le numéro des renseignements téléphoniques.
Espèce de connasse.
Super connasse

mercredi 15 juillet 2015

L'antisociale

... tu perds ton sang-froiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiid!!
Oh allez fais pas genre tu connais pas hein, ça date pas non plus du siècle précédent. Ah on me dit dans l'oreillette, que si justement.
Je me rends compte que je suis une vraie sauvage. J'exerce un métier dans lequel il faut avoir de la compassion, être disponible, souriante, ouverte d'esprit toussa toussa, et pourtant, pourtant le reste du temps...

Je suis celle qui, lorsqu'elle monte dans l'ascenseur du boulot, se dépêche d'appuyer sur le bouton de fermeture des portes pour que personne ne puisse profiter du même trajet. Surtout quand j'entends des pas s'approcher dangereusement de l'appareil satanique (je t'ai déjà dit que j'ai peur dans les ascenseurs?).
Je suis celle qui coupe la sonnette de sa maison.
Je suis celle qui lorsque quelqu'un sonne (parce que j'aurais oublié de couper cette foutue sonnette), soulève un petit peu le rideau pour voir qui c'est. Je ne sais pas à quoi ça sert vu que de toutes façons je n'ouvrirai pas 9 fois sur 10.
Je suis celle qui regarde les voitures qui passent de façon louche (les voitures, pas moi -quoique) dans sa petite impasse.
Je suis celle qui râle après ses nouveaux voisins, retraités. Mais qui bricolent 6 jours sur 7 (inclus le samedi et dimanche bien sûr) (et tôt de préférence).
Je suis celle qui râle après ses voisins, retraités (je vis entourée de vieux), mais qui prennent leurs petits-enfants pour les vacances, petits-enfants qui devraient peut-être consulter un ORL car pour crier comme ça ils doivent avoir un souci d'audition forcément.
Je suis celle qui se cache dans les rayons des magasins pour éviter le plus longtemps possible qu'un vendeur ne vienne lui demander si elle a besoin d'aide, qu'elle n'hésite pas surtout.

Oui les gars, je suis asociale.

mardi 19 mai 2015

Le jour où l'as de pique a failli me mettre sur le carreau



Ou comment une banale sortie à Carrefour a failli tourner au drame (eh oui, encore une fois).

Comme tu le sais depuis longtemps, je suis très sensible aux signes du destin, genre si telle chose est comme ça c'est qu'il va se passer telle chose.
En sortant de la voiture, je trouve une carte à jouer sur le parking. Je la retourne, surprise c'est un as de pique.
Et là je me dis "Attends mais un as quoi, un as, c'est un tour du destin, c'est un signe, ça aurait pu être n'importe laquelle des 51 autres cartes, mais non, c'est un as qui vient de me tomber dessus. La chance m'habite désormais".
Je prends la carte, la range précieusement dans mon sac à main et vais chercher un caddie. En avançant, je m'aperçois qu'il y a d'autres cartes par terre, mais d'un jeu différent. La dame de carreau, le 10 de je ne sais plus quoi. Moi je m'en fous j'ai eu l'as, hé hé!!
J'entre dans le magasin, prends une scannette que je pose dans son emplacement. Enfin, que je voudrais bien poser dans son emplacement. Parce que figure-toi que ce dernier n'existe pas. J'ai le seul caddie qui n'a pas l'endroit spécial pour porter mon appareil. Bref, c'est pas grave, j'ai l'as hé hé!!
Je file dans le rayon condiments. Je prends un bocal de cornichons extra fins (les meilleurs selon moi). Alors, où est le code barre... Derrière non, dessus non, dessous non, retournons la chose... Non mais sérieusement, où est le code barre!!!??? J'en prends un autre : pas de code non plus. Il m'arrive des choses bien étranges quand même...
En revenant à la maison, je gogolise "as de pique signification". Je n'aurais pas pu tomber sur pire carte. Genre il va m'arriver que des merdes, et pas des moindres. J'ai sorti la carte de mon sac, j'ai pris l'allume-gaz et je l'ai brûlée jusqu'au dernier millimètre.
Non mais c'est pas un as de pique qui va décider de ma vie!

jeudi 16 avril 2015

Lettre à mon père

Hum hum (je m'éclaircis la voix)( tu fais jamais ça avant d'écrire des fois? Moi si)

NB : Bien que ce post, de prime abord, ait toutes les caractéristiques d'un mélodrame, je ne suis pas sur le rebord de ma fenêtre suspendue dans le vide (de toutes façons y'a qu'un étage), ni sur un tabouret au milieu de mon salon avec une corde dans la main (de toutes façons y'a pas de poutre).
Voilà, les choses étant dites et toi étant donc beaucoup plus détendu quant à la suite de l'histoire, on va pouvoir y aller (je t'ai dit de pas prendre les mouchoirs, c'est bon).

Un événement (je sais jamais où mettre les accents sur ce mot, tu y arrives du premier coup toi?)(y'a des zigzags rouges de partout sous le mot) dans ma vie tout à fait trépidante a fait que j'ai dû me confier à quelqu'un. A un spécialiste si tu vois ce que je veux dire. Ca fait longtemps que ce billet est enregistré dans mes brouillons, à la base il s'intitulait "Mon père, ce z-héro". J'ai trouvé ça un peu rude parce que je suis trop gentille des fois et que je n'aime pas faire du mal gratuitement par contre pour un million de dollars oui. Je ne le publiais pas, jugeant qu'il était méchant, je me sentais coupable. Et puis donc il y a eu cet entretien dont l'issue a été inattendue. Ce spécialiste m'a dit qu'un jour peut-être j'aurais envie de lui envoyer un lettre. Non, je ne vais pas lui envoyer, je vais juste la publier ici. 

Il y a quelques temps, lors d'une soirée un peu arrosée, je ne sais pas comment le sujet est venu dans la conversation, mais je me suis mise à parler de toi. Et moi qui ai l'alcool très joyeux vois-tu dans l'cul Lulu!!!, voilà pas que je me mets à pleurer. Cette réaction m'a surprise, j'ai mis ça sur le compte de l'ivresse je marchais droit quand même hein (bon, j'avoue, j'ai voulu essayer de shuffler comme les LMFAO, je me suis rétamée sur l'arbre à chats).
Et puis il y a eu cet entretien, auquel j'allais pour parler de tout autre chose. Et puis on a parlé de toi, et là les vannes ont été ouvertes, je ne savais même pas pourquoi.
Après un approfondissement encadré de la question, je peux te dire aujourd'hui que : non, tu ne me manques pas. Oui, il m'arrive de penser à toi de temps en temps, ça dure un millième de seconde, ça passe comme une brise furtive sur la peau. Je ne me force plus à ne pas penser à toi. Je ne pense plus à toi naturellement. Comme je respire.
Ce qu'il te faut réaliser, c'est que tu n'es pas capable de t'occuper de ta progéniture. Ce n'est pas de ta faute sûrement. Mais ce n'est pas de la mienne non plus. Et ce n'est pas à moi à rattraper ton handicap. Tu es nul en père. Tu serais peut-être super en grand-père, mais ça tu ne le sauras certainement jamais.
Ton comportement m'a fait du mal, oh oui, j'en ai pleuré des rivières à cause de toi.
Mais aujourd'hui je vais bien merci, car tu sais quoi? J'ai eu une révélation.
Et quel bonheur l'instant où j'ai réalisé l'importance de ces sept mots (en plus sept c'est mon chiffre porte-bonheur)(sauf pour l'euromillions apparemment).

Avant je t'aurais trouvé mille excuses pour continuer à te trouver des qualités. Du genre des remerciements : merci de m'avoir appris à évincer de ma vie les gens qui ne méritent pas d'en faire partie. Merci de m'avoir appris à être dure, froide. A ne pas montrer toujours mes émotions. A avoir l'air forte en toutes circonstances. Parce que ton absence m'a tellement fait souffrir qu'il a fallu cacher tout ça, je ne suis pas du genre à me laisser aller à la mélancolie. Et pourtant en prenant de l'âge, je sais combien il est important d'accueillir ses sentiments avec bienveillance.
J'aurais terminé par une phrase à la con, comme de celles que j'apprécie parce qu'elles me touchent : "si aujourd'hui il n'y a plus de place pour toi dans ma vie, sois certain que tu auras toujours une place dans mon coeur." Cette phrase est jolie, mais je crois qu'elle ne s'applique pas à toi. Je n'ai plus aucun regret, plus aucun doute, plus aucun espoir, plus aucune culpabilité vis-à-vis de toi.
Alors je te le dis, parce que c'est un plaisir d'entendre ces sept mots sortir de ma bouche :
Je n'ai plus besoin de toi.

NDLR : La spécialiste que j'ai rencontrée a utilisé cette technique, et là aussi c'est bien expliqué je trouve.

dimanche 2 novembre 2014

Le jour où j'ai essayé la cup (ou coupe menstruelle)



Non mais allô quoi, tu connais pas la cup?
Je ne te ferai pas l'affront de te dire que tu es ignare parce que je fais la maline aujourd'hui, mais je t'avoue qu'il y a six mois j'ignorais totalement son existence.

La cup c'est quoi? Non attends, si t'es un mec pars pas, tu vas peut-être apprendre des choses à ta copine. C'est un petit réceptacle, en silicone souvent, que la fille vient placer dans son frifri lorsqu'elle a ses ragnagnas vé un peu le vocabulaire scientifique. Ca évite d'utiliser des tampons ou des serviettes hygiéniques.
Une fois pleine, tu l'enlèves, la vides, la rinces à l'eau froide et c'est reparti!

Avantages :
- économique puisque réutilisable pendant environ 10 ans (et quand on voit le prix des tampons hem hem le calcul est vite fait)
- on ne la sent pas une fois en place (j'ai bien dit une fois en place)
- rien qui dépasse
- zéro odeur
- étanche (au début)
- pas de frifri qui barbote dans la Mer Rouge (serviettes) ni de chlore inséré dans le frifri (tampons)

Inconvénients:
- pas très étanche si les ragnagnas mensuelles sont très hémorragiques et caillotteuses (amis de la poésie)
- besoin de temps afin d'apprivoiser l'insertion et la désincarcération de la chose
- merdique à changer dans des WC publics (besoin d'eau, de gants, d'un poncho, d'un parapluie)

Ce blog n'a pas vocation à faire l'éloge d'un produit en particulier, mais sache que ça a été une expérience plutôt sympathique. Même s'il faut connaitre un minimum son corps. Même s'il est souhaitable de mettre/enlever la chose sous la douche.
Oui parce que moi j'ai fait ça au boulot figure-toi. Et j'étais un peu comme ça quand j'en suis ressortie (au bout de 20 minutes):


mercredi 27 août 2014

La recette d'août 2014: Vaut mieux pas que je te la donne

Vu la réussite de ma recette du mois d'août-que je ne te donnerai pas mais si si je t'assure je l'ai faite-, l'homme m'a proposé de ne plus faire de desserts dans ce challenge.
Certes, c'était complètement raté. Mais les desserts, c'est compliqué et en même temps il n'en existe pas des milliers. Contrairement aux plats. Donc nous avons convenu, en même temps qu'on se forçait à terminer le dessert, que je m'en tiendrai dorénavant aux plats. Je crois que c'est ce qu'il y avait de mieux à faire. Pour tout te dire, ça devenait une angoisse un mois sur deux cette histoire de recette, à cause du plat sucré obligatoire.
Bien sûr, je continuerai à faire des desserts, mais ils ne feront pas partie de ce challenge.
Ben tu vois je me sens beaucoup mieux depuis!
Alors le dessert raté, c'était une pâte à pizza recouverte d'une ganache chocolat noir et de morceaux de mangue et nectarine fraîches. Quelle connerie! Une pâte à pizza! J'aurais mieux fait de faire une pâte feuilletée, on s'en serait sorti à meilleur compte! Pffff...

L'objet du drame :
Comme ça, ça ferait presqu'envie non?

Focus sur le coupable

Jeu : Saurais-tu dire combien de fois j'ai écrit le mot "dessert(s)" dans cet article? (une mini pizza aux fruits à gagner)