dimanche 21 octobre 2012

Challenge accepted!

C'est plus fort que moi. J'ai beau le savoir et me répéter à l'envi que non, non, non je ne recommencerai plus, rien n'y fait.
Lorsqu'une "compétition virtuelle" m'est proposée (directement ou quand je crois qu'on me le demande alors qu'en fait je me fais une compèt' toute seule), il faut que je me jette dans la gueule du loup.
Pas bouger le chien-chien!


C'est ainsi que je me suis retrouvée à représenter environ 140 personnes alors que je déteste prendre la parole en public.
C'est ainsi que je me suis retrouvée au Nulleparistan alors que la guerre c'est nul.

C'est ainsi qu'aujourd'hui, je me retrouve à devoir faire - enfin, c'est moi qui dis que je dois le faire - un gâteau d'anniversaire pour décembre.
Facile me diras-tu! Que nenni l'ami, car je suis une quiche en cuisine! (t'as vu la blague, pas mal hein?).
Oui je maîtrise certains plats tels que la soupe Pho, la salade thaïlandaise, les sushis, les sablés, les macarons, et certains gâteaux que j'ai réussis au bout de dix ans fois. Je rate même les desserts où t'as qu'à verser la préparation tout faite dans un moule. la faute au four sûrement.
Alors je ne sais pas dans quoi je m'embarque. En plus, attention, c'est pas n'importe quel gâteau, c'est un big truc d'anniversaire qui en jette, genre pièce montée à l'américaine, tu vois?
Il faut dire qu'ici, les gâteaux sont à 50 euros minimum pour 4 personnes, alors quand hier, des gens adorables m'ont demandé (on parlait bouffe) : "mais tu fais aussi les gâteaux d'anniversaire?" et que j'ai répondu "ouh la non!", j'ai regretté aussitôt. Et j'ai donc décidé de le faire ce putain de layer cake! Ils ne sont pas encore au courant, je dois d'abord faire des essais et trouver les ingrédients surtout.
Moi je te le dis, d'ici décembre, on n'a pas fini d'en bouffer des gâteaux à étages!

Tu vois le gâteau à gauche? Ouais, je sais...

mercredi 17 octobre 2012

Lettre à ma grand-mère


J'avais déjà écrit une lettre à ma meilleure amie, c'était ici. Il est temps que je parle de la mère-grand comme tu as de grandes dents.


Des dents, il ne t'en reste plus trop en fait

Mamie.
C'est comme ça que j'aurais voulu t'appeler.
Je trouve ça mignon et en plus j'adore le pain.


Bon là tu prends ton air de poule qui a trouvé un couteau
Je viendrais te voir à l'improviste, il y aurait toujours des biscuits Delacre périmés faits maison qui traîneraient quelque part.


On boirait un thé, devant une petite table, je t'aurais mis un coussin dans le dos pour que tu sois plus confortable. Peut-être même que tu aurais un châle en laine tricoté par tes soins sur tes genoux.
Et un chat aussi. Voire plusieurs, tu sais que j'adore les chats en plus du pain.

Tu me regarderais avec tes petits yeux brillants, et j'y verrais, tel le Nutella, toute l'expérience qui fait la différence. La sagesse que tu aurais acquise tout au long des années. Tu ne ressentirais aucune amertume car tu aurais compris le sens de la vie. Tu serais si bienveillante, une qualité rare de nos jours.

Tu me raconterais tes bons souvenirs, tes expériences rigolotes qui chacune se terminerait par une morale. J'apprendrais en te parlant.


Tu me prendrais la main, et je sentirais tes doigts légers et froissés, je sentirais la force et la faiblesse qui s'en dégagent.



Tu me donnerais de bons conseils, des conseils avisés et tu saurais quels mots utiliser pour me faire me sentir bien.

Tu ne me jugerais pas, tu m'aimerais quels que soient mes choix.


Tu me demanderais : "Ma petite chérie, ça ne t'embête pas de me changer cette ampoule?" oui parce que l'avantage d'être grande, c'est que point n'est besoin de sortir l'escabeau.
Et moi je te rendrais ce service de bon coeur, je te demanderais même si tu ne veux pas que je fasse autre chose qui puisse te faire plaisir! 


Quel dommage que tu n'existes pas, on aurait partagé tellement de belles choses!



Ok mamie, on fait du fitness!


Par contre, tu sais que je n'aime pas trop du tout courir


samedi 13 octobre 2012

Silence on tourne

J'aime bien ces emballages marronnasses


J'ai parfois l'impression que ma vie est un film.
Un film à l'eau de rose, un drame, une comédie, un film d'épouvante, d'action.
Un film de série B, rarement de série Z, un film X quelques fois... Mais nous nous égarons l'ami.

Tout ça pour te dire que je suis aussi très bonne actrice.
Dans trois cas de figures en particulier.

J'aurais aimé jouer la scène de la fille qui hurle dans un film d'horreur. J'ai un cri hyper aigu capable de flinguer n'importe quel tympan (le gars de l'école de parapente qui m'a accompagnée lors de mon baptême s'en souvient encore - il porte un sonotone depuis). Je suis hyper forte pour ça. Je peux te dire que non seulement ça fait peur mais en plus ça surprend.

Une autre scène, c'est la fille qui entre en trombe dans un taxi et ordonne "TAXI!! Suivez cette voiture!". C'est un fantasme en fait. Un jour, ça a bien failli m'arriver. Je descendais de l'avion à l'aéroport de Roissy et n'avais qu'une heure pour traverser Paris. Les néophytes diront qu'une heure pour traverser Paris, pfff c'est largement faisable. Sauf que c'était un vendredi. Sauf qu'il était 17 heures. Sauf que c'était le 28 décembre 2001. Donc genre y'avait pas grand-monde sur la route quoi.
J'ai sauté dans le taxi : "Monsieur! Mon train part à 18 heures de Montparnasse, il ne faut absolument pas que je le rate!".
Il a pas fait d'excès de vitesse ni pris de risque inconsidéré mais peut-on appeler une queue de poisson un risque inconsidéré?  La course a coûté 150 francs, je n'avais qu'un billet de 200, lui ai mis dans la main en annonçant "gardez la monnaie!" ça aussi ça fait scène de film tiens. Bah il avait pas perdu sa journée celui-là! Mais moi j'avais perdu tous mes ongles. Attends mais maintenant que j'y pense là, 150 francs, ça fait quoi... 23 euros! Non mais c'est quoi cette inflation, aujourd'hui 23 euros c'est le prix juste pour poser tes fesses sur la banquette arrière! J'hallucine!

Et alors là roulement de tambour, je te garde le meilleur pour la fin, la scène finale, la crème de la crème, la cerise sur le gâteau, the show must go on.
Je le fais ultra bien faut dire aussi que je m'entraîne dès que j'y pense j'en ai l'occasion.
Tu sais, dans les films américains, quand l'acteur cherche comme un fou ses médicaments qui vont le soulager d'une crise de je ne sais quoi un truc genre crise d'angoisse (je suis calée en psy hein?).
Il ouvre la boîte, mis il tremble tellement que tu crois qu'il va tout faire tomber, avale enfin ses deux comprimés sans eau et rien que pour ça il devrait avoir un oscar le gars et instantanément, je dis bien instantanément m'sieurs dames, le remède miracle fait effet. C'est encore mieux que le Nurofen flash turbo speed. Direct l'autre il est guéri. Et après il pose sa main sur son thorax genre le soulagement après avoir échappé à une armée de zombies assoiffés de sang frais avec les soupirs bruyants qui vont bien.
Moi je dis je sais pas ce qu'il prend, mais c'est de la bonne!

Et sinon, mon train, je l'ai eu.

samedi 6 octobre 2012

Ni pour ni contre, bien au contraire

Tout comme dans Amélie Poulain, aujourd'hui l'ami nous allons partager du j'aime/j'aime pas. Mais attention, on va se le faire version anglaise rien que pour se la péter (comme dans la campagne Comptoir des Cotonniers), ça a beaucoup plus de staïle, c'est bien connu. Et sinon, y'aura pas de rime trop la flemme gros.

I LOVE :
- Ecouter la pluie qui tombe la nuit, bien calée dans mon lit
- Les cerisiers en fleurs et les fruits qui vont y mûrir
- Les vermicelles multicolores sucrés que tu mets sur les desserts pis la chantilly aussi qui est dessous
- Entendre un chat ronronner et le caresser
- Manger de la salade verte chez des gens c'est jamais la même vinaigrette!
- Me coucher dans des draps tout propres et surtout en lin
- Faire un feu de cheminée et m'y coller l'arrière-train
- Tomber par hasard sur un champ de fleurs sauvages
- Une douche bien chaude et un thé quand j'ai eu bien froid
- Les tissus et ce qu'ils m'inspirent de créativité



Quoi de plus beau? 


I HATE :
- Plier les draps-housses OMG le comble de l'horreur
- Ecrire sur les pages de gauche des cahiers elles sont moins bien que celles de droite
- Manger les chips cassées au fond du paquet le goût est différent, si si
- Les étiquettes XXL dans les vêtements neufs qui t'arrachent le flanc gauche
- Avoir les mains froides comme les 3/4 du temps en fait
- Les marques de bronzage sur les épaules et des chaussettes aussi
- L'ongle qui casse alors que t'avais enfin réussi à égaliser les dix
- Coudre un truc pendant une heure et m'apercevoir que j'ai cousu à l'envers quand tout est enfin terminé
- Quand les clips de la chaîne TV Trace Urban s'arrêtent à 6h le matin alors que je pars à 6h05
- Ouvrir une page internet qui diffuse de la musique en fond sonore surtout quand mes enceintes sont à fond


Sur-ce je te laisse,  j'ai un paquet de chips pas ouvert qui m'attend.


Celles du dessus : les meilleures!

mercredi 26 septembre 2012

Le jour où je suis devenue blonde

Si si, je vous l'avais promis ici.

Il y a presque deux ans, au retour du Nulleparistan, je voulais rafraîchir ma coupe de cheveux (cheveux très courts qui avaient poussé sous un casque pendant six mois), et faire des mèches pour éclairer tout ça. 
Me voilà donc partie à chercher des photos sur le net afin que mon coiffeur se fasse une idée de mes envies.
Le jour J, je lui explique un peu ce que je souhaite - un peu plus court par là que ça fasse moins touffasse et puis des mèches plus claires aussi, genre oui comme que la photo là, c'est exactement ça. 
"- C'est clair quand même.
 - Oui, mais j'avais des mèches claires avant, j'ai l'habitude.
 - Ah oui, d'accord, on va faire ça alors."

OK, c'était parti.
Une fois que je me suis fait empapillotter la tête dans l'alu comme un filet de flétan, et le temps de pose écoulé, je suis passée au bac.
La coiffeuse a enlevé l'alu :
"- Ah oui, ça change quand même!
 - Ca change, c'est-à-dire? (j'essayais de pas être trop affolée)
 - C'est plus clair quoi!
 - ...
 - Ca change."
Sur le moment j'ai pas trop compris, quand elle s'est mise à rincer, j'ai cru que c'était l'eau qui coulait sur mes tempes. En fait non, c'était des gouttes de sueur. La sueur de la peur.
Revenue sur le fauteuil, c'est à peine si j'osais lever les yeux pour regarder le résultat dans le miroir.
Bon, ça a duré peut-être 2 secondes et demi, tu me connais je suis curieuse.
Et là, comment dire... Tu sais que quand on a les cheveux mouillés, ils sont plus foncés que ta vraie couleur.
Là j'était déjà bien blonde. BLONDE, oui, tu m'as bien entendue, blonde. Bé-Elle-O-Enne-Dé-Euh.
Purée, j'ai eu envie de rire. Ou de pleurer, je me souviens plus très bien. Quoi qu'il en soit, j'ai l'impression que c'était nerveux.
Et puis elle a pris le séchoir. Et là je me suis mise à rire, mais le fou-rire quoi. Le fou-rire de blondasse.
De l'eau coulait sur les joues. Pas de sueur cette fois, mais des larmes de rire.
Qu'est-ce qu'on a bien rigolé ce jour-là! Je me suis marrée pendant deux jours, à chaque fois que j'ai croisé un miroir.
Attends mais le pire c'est que ça m'allait super! 
Ils étaient juste un peu moins longs
(et mes yeux un peu plus noirs).

La prochaine fois je te raconterai comment je suis devenue rousse. Mais non, je rigole!

mardi 25 septembre 2012

She's a maniac!

Ahhh je me sens défaillir!!
A la question "eh mais dis-donc, tu serais pas un peu maniaque toi?", j'ai bien envie de répondre "pfff, n'importe quoi!". Et puis j'aurais bien envie de retourner ma main dans la figure de celui qui me demande la question : "Et pis d'abord c'est celui qui dit qui y est qu'est-ce qui pourrais te faire croire que je suis maniaque d'abord (oui j'ai envie de dire deux fois d'abord)? Hein dis-le!! Comment ça je t'étrangle avec mes mains autour de ton cou??"

Mais des fois, je me pose des questions (en secret - faut pas le dire hein)...

Est-ce être maniaque que de:
- remettre le rouleau de PQ à l'endroit?
- toujours replier le petit bout du rouleau de scotch sur lui-même pour pouvoir mieux l'attraper à la prochaine utilisation?
- ne pas pouvoir dormir dans un lit dont les draps ne sont pas bordés au bas du lit?
- remettre droits les tableaux accrochés aux murs (même dans une salle d'attente, un hôtel, chez toi)?
- tourner l'abat-jour pour qu'on n'en voit pas la couture?
- décoller les étiquettes des produits nouvellement achetés?

Bah non mais attends, me dis pas que tu fais pas la même chose?! Comment ça ça te gêne la lampe pointée dans tes yeux? Tu vas répondre??!! Tu serais pas un peu parano toi??


                                          
Voilà qui est mieux l'ami. Tu peux éteindre mon respirateur.

vendredi 24 août 2012

Je m'appelle Poutrelle

Attends, me dis pas que tu connais pas la blague de Poutrelle?
Ouf, tu m'as fait peur un moment! S vraiment tu la connais pas, regarde à la fin mais ne me le dis jamais!

Tout ça pour dire que je suis mal lotie côté chance, je vais t'expliquer.
Chaque fois que je dois tirer au sort quelque chose, je tombe toujours sur un truc pourrave. Mais attention, LE truc pourrave!


Ahhhhh mais c'est quoi cette question de merde!!

Bon, c'est pas que je fais des tirages au sort tous les jours, mais voilà je vais te raconter un petit morceau de ma vie.
Je me souviens particulièrement de mon sujet d'oral au concours infirmier. Ca faisait des mois que je révisais que je me cultivais on va dire les grands sujets sanitaires tels que le handicap, l'euthanasie, l'eau, enfin tous ces trucs quoi des trucs chiants en fait.
Tu me crois tu me crois pas, je tire au sort le papier le jour J et je lis : " L'aide humanitaire est-elle notre bonne conscience?". J'ai eu envie soudainement envie de partir loin, trèèèèèès loin. Ou de mourir carrément.
Genre les organisations humanitaires, déjà j'avais rien vu là-dessus, c'était je crois le seul sujet auquel je ne connaissais mais alors, rien de chez rien du tout. Et puis genre au bac - t'as vu, j'aime bien dire genre aujourd'hui je le case partout! - j'ai eu 7 en philo alors les histoires de conscience tout ça, tu vois...


Bon bref, je suis quand même devenue infirmière, comme quoi...
Et c'est pas la seule fois que ce type de mésaventures de la fatalité m'est arrivé. Mais je vais pas tout te raconter héhé.


Et sinon du coup, au loto je gagne jamais non plus. 
C'est même pas la peine que je m'inscrive à Mo-mo-motuuus.



Allez rien que pour toi